28.12.2009
BASILIX SHOPPING CENTER - KOEKELBERG
Le Basilix, Avenue Charles Quint à Berchem Sainte Agathe (Bruxelles) en habits de Fêtes de Fin d'Année

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23:15 Écrit par Martine dt dans Agenda : Sorties diverses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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23.12.2007
LE PAPA DE BIGLODION
"Savoir rire de soi, n'est-ce pas une composante de l'humour Belge ? Des wallons, des bruxellois et des flamands plein d'humour m'ont aussi influencé.."
S.M. Bonjour, Claude. Enfin, tu acceptes une interview, autant dire que j'en suis très heureuse...
B. Oui, Martine, pour toi. Le courant est passé entre nous depuis la réunion des blogeurs au Laerbeek. C’était ma première sortie « blogueur », souvenir extraordinaire.
S.M. C'est gentil de dire ça, j'en suis très flattée d'autant plus que c'était la première fois que j'organisais une rencontre de blogeurs skynet ...et te compter parmi les participants fût une réelle joie...En parlant de joies veux-tu nous expliquer d’où te viens ton sens de l’humour ?
B. Figure-toi qu’à l’école primaire, j’étais toujours premier de classe. En tout, sauf en gymnastique. Impossible de décoller mon cul quand il fallait monter à la corde. Pour contrer la risée et avoir des amis, j’ai joué à faire le con. J’ai appris qu’on se faisait beaucoup d’amis en faisant rire et sourire.
S.M. Si je comprends bien l'humour est un genre de vocation chez toi ?
B. Dieu est partout. Coluche a dit : « Dieu, c’est comme le sucre dans le lait chaud, on ne le voit pas mais il est partout ». Je vis le bonheur, la nature toute proche, les enfants, les beaux-enfants et mes cinq petits-enfants. Ils sont Dieu. J’ai conscience de ce que j’ai la plume plus facile que le bricolage, et que, pourquoi pas, si des inconnus rencontrent mon blog, sourient en lisant mes conneries et oublient leurs soucis, un instant, j’ai gagné, j’ai offert en retour ce que la vie me donne au quotidien.
S.M. Mais es-tu un homme qui n’a jamais de soucis, de problèmes ?
B. Heureusement, oui. Quand le ciel est tout bleu, on oublie que le ciel est bleu. Quand passent des nuages, on apprécie le soleil qui revient. Et on remercie le ciel.
S.M. Un exemple de problème, s’il te plait ?
B. Pour moi, les factures ne sont pas un problème. Le problème, ce sont les deuxièmes rappels de factures.
S.M. Ça, c’est du Biglodion, pas du Claude. Aujourd’hui c’est Claude que j’interview.
B. Heuuu, ah, bon. Martine, un bon post ne peut pas être trop long. On va boire un café ?
S.M. Oui c'est une excellente idée, si tu me promets la suite, hein.
B. D’accord, Martine.
S.M. Rebonjour, Claude, puis-je reprendre l’interview ?
B. Si je peux reprendre un café, oui.
S.M. Du chantage ?. Alors soit mais entretemps une question me vient à l'esprit : d’où viens-tu ?
B. Mon origine, mes racines, ma naissance, mes vacances, mes découvertes de la vie et de la nature, c’est Nismes, actuellement Viroinval. Pour en savoir plus, vas voir http://imagesdebelgique.skynetblogs.be de Claude Carlier, respire sa bannière, la rencontre des deux eaux noires, et clique sur les tags Nismes, Viroinval, Monmon. Monmon, c’est mon grand-oncle. Hé oui, c’est génial, skynetblogs. J’y ai retrouvé Ricochet, le fan de Mireille Mathieu et découvert Claude Carlier, merveilleux capteur d’images. Et je m’y suis fait des amis, dont toi.
S.M. N’est-ce pas à Nismes que Biglodion habite au cinquième étage ! Alors ?
B. Effectivement. Le cinquième, c’est l’étage où habitait mon ex-belle-mère, à Bruxelles, à la croisée de l’avenue Paul Deschanel et de l’avenue Rogier. Peut-être m’a-t-elle inconsciemment inspiré pour les annonces avec maman.
S.M. Bruxelles ! Tu connais Bruxelles ?
B. Mon enfance était partagée entre Woluwé, où habitaient mes parents, Nismes pour les vacances et Notre-Dame de
S.M. Chouette ou pas, ce mélange ?
B. Culturellement parlant, c’est génial et ça m’a ouvert l’esprit. Par contre, je me sens de nulle part. J’adore Bruxelles, je m’y plais mais j’y suis comme un immigré intégré. Dans mon village natal, pour me faire reconnaître, je dois citer les noms de mes grands-parents maternels, bien connus des plus vieux du village, presque tous disparus. Pour les autres j’y suis un inconnu.
S.M. Si je comprends bien ton domaine, c’est le cinquième étage, alors ?
B. Le cinquième étage, avec Kiki et Maurice, c’est le domaine de Biglodion. Le mien (scoop), ce sont 73 ares, dans un coin de Wallonie, 73 ares entre un pré à vaches et un champ de maïs.
S.M. Je suppose que tu as beaucoup d'animaux ?
B. Oui et non : j’ai eu des souris blanches, des hamsters, des chinchillas, des chats, des poules, des canards, des oies, des moutons, des chèvres, un couple de paons et, cerise sur le gâteau, deux émeus. Pour l’instant, il n’y a plus d’animaux domestiques, il y a des faisans, des troglodytes, des mésanges, des hérissons, des piverts, des écureuils et les chats des voisins.....il est bon ton café.....!
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S.M. Une question directe : qui est Biglodion ?
B. Heuuu, jeune, Biglodion a poursuivi des études. Après avoir réussi brillement l’épreuve du bac à sable, il s’est planté dans l’épreuve de la pâte à modeler. Après, Biglodion est devenu le papa du gamin, qui n’en rate pas une, surtout dans ses questions pertinentes et embarrassantes. En père célibataire modèle, il tente d’exceller dans la cuisson de la chipolata et l’ouverture de boîtes de raviolis. Il est bricoleur dans l’âme mais pas dans la pratique. Il habite au cinquième étage, en face de la voisine de palier, avec Maurice le poisson rouge et Kiki le hamster. Parfois, Biglodion se sent vieux et doit affronter sa maman de quatre-vingt ans.
S.M. Est-ce que Biglodion est sportif ?
B. Oui. Heuuu, un petit oui mais oui. Un tout petit oui. Le sport favori de Biglodion est de dérober le micro de l’accueil au supermarché et d’y faire des annonces idiotes. Il faut savoir courir plus vite que la caissière en chef.
S.M. Biglodion a-t-il un but dans la vie ?
B. Heuuu, non, Biglodion n’a jamais joué au football.
S.M. Quelle est la première petite annonce de Biglodion ?
B. Heuuu, il faut remonter la ligne du temps, aller dans la colonne ‘Archive par jour’, descendre au 15 février 2006, date de la création de http://colsclaude.skynetblogs.be et lire celle d’en bas de la page. C’est celle-ci : « Pépé vient de décéder. On l'a enterré avec son dentier. Maurice déprime. Maurice,c'est le poisson rouge du gamin. Il est maintenant seul, la nuit, dans son bocal. Je cherche pour Maurice un dentier, haut et bas, de maximum 28 centimètres car c'est la dimension de l'ouverture du bocal de Maurice. »
S.M. Mais ce n’est pas Biglodion qui écrit les petites annonces. Qui se cache derrière Biglodion ?
B. Heuuu, ben, c’est-à-dire, c’est toute une histoire. Une autre histoire.
S.M. Peut-on la connaître ?
B. Une autre fois. Attention, ce ne sera rien que pour toi, Martine, et pour Senior Mania.
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S.M. Oh non tu ne va pas nous faire ça...nos lecteurs attendent la suite avec impatience..allez mon cher Claude....une question me passe par la tête : les aventures de Biglodion sont-elles réelles ?

B. Soit je suis d'accord...Tout auteur laisse une part de lui-même dans son œuvre. Les oeufs verts dans le frigo, c’est moi qui les y ai mis. Imagine ma tête quand j’ai vu ma mère jeter les œufs. Par contre, l’histoire des boîtes de conserve est l’œuvre de mon fils : il avait retiré et remis différemment les étiquettes des boîtes d’ananas, de riz au lait, de boulettes pour chat. Plusieurs autres aventures sont réelles mais je ne sais pas s’il y a prescription. Le reste, c’est Biglodion. Et puis, c’est si bon de croire que c’est réel, comme le coup des merguez qui flottent dans la piscine d’un copain.
S.M. D’où vient ton style d’humour ?
B. Personne ne se fait tout seul, chacun de nous est le résultat d’une somme d’influences et d’expériences que nous transportons comme un sac à dos. Il est important de s’arrêter de temps en temps, de vider son sac à dos et de n’y remettre que ce qu’on estime bon à garder. La « sévérité gentille » que Biglodion éprouve pour le gamin vient certainement de mes parents mais aussi de l’éducation reçue des Petits Frères, exemplaires dans leur savant mélange de sévérité et de gentillesse. Arthur Masson, natif de Viroinval et père de Toine Culot, m’a certainement influencé. Sans oublier Jacques Brel, le peintre, le reporter photographique, le tout en chansons, en textes. Il suffit de réécouter Les Vieux ou Les Fenêtres et bien d’autres pour s’en convaincre. J’ai senti cette influence de Brel après la lecture d’un commentaire sur le blog : « Chouette tes annonces, on voit ce que tu écris ». René Magritte m’a permis de m’autoriser à laisser vagabonder mon imagination. Je connais bien le Vieux Cimetière, là où Magritte a puisé son inspiration. Et puis, savoir rire, savoir rire de soi, n’est-ce pas une composante de l’humour belge ? Des wallons, des bruxellois et des flamands plein d’humour m’ont aussi influencé.
S.M. Te donnes-tu des limites dans tes petites annonces ?
B. Oui. On peut rire de tout mais pas avec n’importe qui. Les petites annonces sont, heureusement, lues par beaucoup de personnes. J’en tiens compte avec, quelques fois, des débordements. « Papa, y a tes couilles qui dépassent » ne plait pas à tout le monde.
S.M. Dernière petite question...Un rêve, un espoir personnel ?
B. Oui : que continue en moi ce plaisir d’envoyer des petites annonces sans savoir qui va les lire. Un autre : être édité. Je rêve de distribuer des exemplaires aux convalescents dans les hôpitaux. L’espace d’un instant, distraire les gens de leurs soucis. Les petites annonces, après sélection, pourraient également être utilisées dans les écoles, pour donner aux jeunes le goût de lire et, qui sait, d’écrire.
16:38 Écrit par Martine dt dans Interviews - Portraits | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
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